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Fév

6 conseils pour être une/un fashionista responsable

Les ventes de vêtements sont passées de 1 milliard de dollars en 2002 à 1,8 milliard en 2015. La raison ? Boostés par la fast fashion, les consommateurs gardent leurs vêtements deux fois moins longtemps. Si cette tendance persiste, il faudra deux fois plus de ressources naturelles en 2050 qu’en 2000 pour les fabriquer. Il est donc grand temps de suivre le conseil de Livia Firth, fondatrice du site Eco-Age et du Green Carpet Challenge : n’acheter que des pièces que l’on s’engage à porter au moins trente fois…

Suivez nos 6 conseils pour être une/un fashionista responsable !

Je n’achète pas simplement le 1er jean qui me va bien. Je tente de trouver celui qui me fait me sentir belle/beau. Celui que je vais porter pendant des années… J’apprends à être plus sélectif dans l’achat de mes nouveaux vêtements ! Pour cela, je me pose une série de questions:

  • Est-ce que je peux mettre cette pièce avec un maximum de vêtements que j’ai déjà ?
  • Combien de fois vais-je pouvoir porter ce vêtement ?
  • Est-ce que j’ai réellement besoin de cette pièce ?

Si j’ai un doute, je ne l’achète pas ! Je n’achète pas sur le coup de l’émotion ou d’une journée pourrie. Sinon, je risque d’acheter des choses inutiles et que je voudrais remplacer très vite.

En privilégiant les basiques intemporels coupés dans de belles matières, mes vêtements ne dureront pas qu’une saison et ne s’abimeront pas avec le temps. À moi la slow fashion : quand on paye la mode à son prix, on réfléchit à deux fois avant de sortir sa CB !

Et puis, en achetant un vêtement de qualité, lorsqu’il ne me convient plus, je peux le donner à une association (ou à un de mes proches). Je peux également le revendre dans un dépôt-vente, sur la plateforme Vinted ou, pour les pièces plus haut de gamme, sur Vestiaire Collective ou VideDressing.

Je peux faire appel à un consultant en image pour m’aider à faire de nouveaux looks avec mes anciennes pièces, à remettre au goût du jour mes vêtements vintage, à les accessoiriser différemment, etc. Je peux également donner une seconde vie à mes vêtements usés en faisant appel à un bon couturier.

Faire du neuf avec du vieux : la maxime est particulièrement d’actualité ! Et grâce à cette démarche, j’ai l’occasion de me procurer des pièces de qualité à des prix accessibles !

« Aujourd’hui, la fast fashion représente 35 milliards de dollars, tandis que la seconde main atteint 24 milliards. À ce rythme, on estime que cette dernière atteindra 64 milliards en 2028, quand la fast fashion plafonnera à 44 milliards » détaille Marina Coutelan (Fashion Manager pour Smart Creation chez Première Vision).

De plus, Gauthier Borsarello, chineur professionnel et à la tête du magazine L’Étiquette, affirme : « Choisir le vintage -des pièces qui ont été portées, mais qui sont de qualité puisqu’elles ont duré dans le temps- c’est dire stop à la surconsommation et avoir de l’allure sans acheter à tout va ».

L’économie circulaire, c’est aussi la location qui est de plus en plus en vogue ! Une tenue griffée pour un soir, une nouvelle garde-robe… Tout se loue grâce à des sites spécialisés comme Panoply, Le Closet, Les Cachotières, Une robe un soir, etc.

Privilégier les matières naturelles, c’est éviter les fibres textiles synthétiques, chimiques et polluantes. Certes, elles peuvent paraître plus coûteuses à l’achat, mais malgré les lavages ma si jolie veste ne bougera pas ! Sur le long terme, mon porte-monnaie ainsi que la planète me diront « Merci ».

« Le coton peut avoir été cultivé en Chine, filé en Inde, tissé en Turquie, avant que le vêtement ne soit façonné au Bangladesh et distribué en Europe ou aux Etats-Unis », explique Marina Coutelan. Or, il est pour le moment quasi impossible de connaître avec précision le périple de sa veste. Pour contrer cela ? Je privilégie la mention « fabrication en France » ou « au Portugal » -pays qui, selon Marina Coutelan, a développé une industrie textile de qualité-, ainsi que les labels comme GOTS (Global Organic Textile Standard) ou Oeko-Tex, qui sont des indices pour mieux acheter.

Aujourd’hui, la tâche est également facilitée par des applications comme Clear Fashion: cette application vous permet de prendre en photo les étiquettes de vos vêtements et obtenir une information sur les vêtements de toutes les marques référencées. À télécharger impérativement !

Car des vêtements bien entretenus durent plus longtemps ! Donc, on lève le pied sur la lessive et on passe au lavage à 30°C ! C’est le mot d’ordre en matière de lessive. À l’heure où nos douches sont quotidiennes, où la machine à laver n’est plus un équipement rare, les vêtements n’ont plus besoin d’être nettoyés à 90°C.

On peut même -hors période de canicule et de sudation maximale bien sûr- les porter plusieurs fois de suite sans craindre de paraître négligé. On privilégie en outre les lessives naturelles, bios, sans parfum ni perturbateurs endocriniens.

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